(Heat and dust)
Film de James Ivory
Laissez-vous envoûter par le destin de deux Anglaises en Inde, et par le charme subtil de Julie Christie et Greta Scacchi. Jeune journaliste à la BBC, Anne arrive en Inde, où sa grande-tante Olivia a fini ses jours de manière tragique dans les années 20. Mariée à un haut fonctionnaire britannique en poste à Satipur, elle tomba sous le charme du Nawab de Khatm.
Enceinte, mise au ban de la communauté britannique, elle disparut de la société, avant de mourir dans l'oubli. Suivant la trace de cette aïeule scandaleuse, Anne va connaître une aventure similaire...
Humanisme et esthétisme
Avec Chaleur et poussière, James Ivory poursuit sa collaboration avec la romancière Ruth Prawer Jhabvala et le producteur Ismail Merchant – c'est leur huitième film "indien". "J'ai toujours été intéressé par la grandeur et la décadence des civilisations, (...) l'effort d'une civilisation pour en pénétrer une autre et en laisser la trace derrière elle m'a toujours passionné", explique le réalisateur. Cette fois encore, il communique son émerveillement pour l'Inde, montrée à la fois sous son jour colonial et contemporain, par le truchement des destins parallèles d'Anne et Olivia. "La rencontre entre les deux cultures est-elle possible ?", se demande Ivory, qui déploie le raffinement esthétique devenu sa marque distinctive. Au-delà du contentieux indo-britannique, et de même qu'en adaptant Henry James (Les Européens), Jean Rhys (Quartet) ou E. M. Forster (Chambre avec vue, Maurice, Retour à Howards End), Ivory interroge les rapports de classe, de culture, d'éthique.
Chaleur et poussière
(Heat and dust)
Film de James Ivory
(Royaume-Uni, 1982, 2h04mn, VF)
Scénario : Ruth Prawer Jhabvala, d'après son roman
Avec : Julie Christie (Anne), Greta Scacchi (Olivia), Shashi Kapoor (le Nawab), Zakir Hussain (Inder Lal), Christopher Cazenove (Douglas Rivers), Julian Grover (Mr Crawford), Susan Fleetwood (Mrs. Crawford)
Image : Walter Lassally
Décors : Maurice Fowler
Musique : Richard Robbins
(Rediffusion du 12 juin 1995)
22.50 - Le collier de Patiala
Documentaire d'Yvon Gérault
Symbole du faste dans lequel a vécu Bhupindar Singh, le collier de Patiala comptait 2 930 diamants. À travers l'histoire de ce joyau, disparu puis restauré, Yvon Gérault raconte les derniers feux de l'Inde des maharadjahs.
En 1928, Bhupindar Singh (1891-1938), souverain de Patiala, au Penjab, passe commande auprès de Cartier pour le plus grand bijou jamais réalisé : un collier de 2 930 diamants dont le fameux De Beers (234,5 carats). Le maharadjah souhaite affirmer sa puissance. De fait, Bupindhar Singh est réputé pour le faste de sa cour. Des archives font revivre les prodigieuses fêtes, les mariages princiers, les décors éblouissants.Mais la chute de l’empire britannique et l’indépendance, en 1947, portent un coup fatal à cette magnificence. La loi d’abolition des trésors d’État votée par le gouvernement d’Indira Gandhi, en 1971, accélère la déchéance des maharadjahs. Leurs titres et leurs prérogatives sont progressivement abolis. Les possesseurs de bijoux n'ont plus le droit de les exporter. C’est dans ce contexte que le collier de Patiala disparaît… Mais la famille des maharadjahs de Patiala a su s'adapter et conserve un rôle politique important : aujourd'hui, le descendant de Bupindhar Singh, le capitaine Amarinder, est Premier ministre de l'État du Penjab. Et en 1998, Eric Nussbaum, joaillier chez Cartier, a retrouvé la monture du collier et s'est lancé dans une restauration aussi fidèle que possible – sans toutefois le précieux diamant De Beers…
(France, 2002, 52mn)
Coproduction : ARTE France, Idéale Audience
(légende/exergue)
Le maharadjah Bupindhar Singh avait un appétit insatiable pour les bijoux, les Rolls Royce et les épouses européennes.
23.45 - Maharadjahs et simples patrons
Documentaire de Catherine Marciniak et Sarina Singh
Un maharadjah doit-il ouvrir son palais aux touristes ou continuer à vivre selon la tradition ? À travers les portraits de deux familles princières, ce documentaire révèle un monde méconnu et revient sur l'éternel débat entre tradition et modernité.
En Inde, après la proclamation de l'indépendance, les maharadjahs avaient pu conserver leurs biens, leur titre et même percevoir un salaire ! En 1970, Indira Gandhi décide d'en finir avec ce statut privilégié. Depuis, les anciens maîtres sont devenus diplomates, ont fondé des sociétés qui travaillent surtout avec l'Occident ou ont aménagé leurs palais en hôtels de luxe. Ainsi, le maharadjah Shriji a transformé sa somptueuse résidence d'Udaipur, au Rajasthan, pour y accueillir des hôtes étrangers. Brillant homme d'affaires, il vit à l'occidentale et cela ne provoque pas chez lui d'états d'âme. La situation est plus délicate pour Yuvrai, fils aîné et prince héritier d'une des plus anciennes dynasties d'Inde et de confession musulmane. Sa vie à Wankaner, dans l'État du Gujarat, est réglée par des rites séculaires. Par exemple, son épouse réside dans le zénana, une aile du palais interdite aux hommes. Il ne voit pas très bien l'intérêt de s'ouvrir aux touristes, même s'il a de plus en plus de mal à financer l'entretien des bâtiments…
(Australie/Allemagne, 2002, 52mn)
ZDF
ARTE FRANCE
(Rediffusion partielle du 27 avril 2003)






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