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10/10/2006 - Folk - 28/08/08

Thomas Belhom

"No Border"


Les frontières, Thomas Belhom ne les aime pas, qu’elles soient musicales ou géographiques. Avec “No Border”, il ne les abolit pas, il les ignore.

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Always (Real Audio, 4'25")
South Over Seven Hills (Real Audio, 4'46")


À Tucson, USA, Thomas Belhom et Naïm Amor officient au sein de Amor Belhom Duo. Ils sont tous deux Français, passionnément amoureux de la musique américaine et parfois infidèles. C’est en effet en solo que Thomas Belhom a composé “No Border”, disque qui n’a ni nationalité ni carte de séjour. Pour la petite histoire : les cactus qui trônent sur la pochette du disque n’ont pas été photographiés dans un désert américain, mais au sud de l’Italie.

Le percussionniste ne se laisse pas apprivoiser comme ça et jamais enfermer dans un genre musical particulier : folk, country, jazz, chanson… Pour “No Border”, Belhom a été épaulé par sa femme et inspiratrice (rencontrée à Tucson) Viva Yazon, par Volker Zander de Calexico (qui est intervenu sur la partie enregistrée à Munich), William Tyler de Lambchop (à Nashville), et Stuart A. Staples (le chanteur des Anglais Tindersticks pose sa voix sur “South Over The Seven Hills”). “No Border”, album largement inspiré par les périples de Thomas Belhom, prouve que les voyages et les rencontres sont autant de moteurs pour lui.

Thomas Belhom, à propos de sa rencontre avec Burns et Convertino de Calexico :
« À Tucson, Naïm Amor et moi faisions de la musique, nous commencions Amor Belhom Duo, mais nous n'avions pas tous nos instruments. J'ai dû travailler dans un magasin de musique, le Chicago Store, pour me payer une batterie. Pour les premiers concerts et enregistrements, nous cherchions un ampli-guitare. Joey Burns est la première personne à nous avoir soutenus : il nous a prêtés du matériel, puis a assisté aux concerts et a même joué du violoncelle avec nous. Durant les enregistrements, John Convertino venait nous voir au studio Wavelab avec son vibraphone. Je pense qu'il y avait un véritable intérêt pour tout le monde de rencontrer d'autres musiciens, en l'occurrence deux Américains du désert rencontrant deux Parisiens. »

Thomas Belhom, à propos de Tucson :
« Tucson compte un million d'habitants, mais il y a en fait une sensation de petite ville et le centre-ville était l'endroit où nous traînions le plus. Là, se trouvent des clubs où jouent régulièrement des gens comme Howe Gelb de Giant Sand, au piano dans un restaurant ou en groupe à l'hôtel Congress… »


Emmanuel Dosda
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Thomas Belhom
"No Border"
Ici d’ailleurs
wwww.icidailleurs.com
www.thomasbelhom.com


Foto: VIVA YAZON

Edité le : 09-10-06
Dernière mise à jour le : 28-08-08