Prod : Don Simpson, Jerry Bruckheimer.
Int : Tom Cruise, Kelly McGillis, Anthony Edwards.
Durée : 1h49.
Après plusieurs années de séparation dues à la guerre du Vietnam, Hollywood et le Pentagone se réconcilient au début des années 80. A l’heure du tournage de Top Gun ce divorce n’est plus qu’un lointain et mauvais souvenir, les relations entre l’usine à rêves et les forces armées sont de nouveau au beau fixe.
Lorsque les producteurs Don Simpson et Jerry Bruckheimer rencontrent pour la première fois les responsables du Pentagone pour présenter leur projet, pas une seule ligne du scénario n’a encore été rédigée. Peu importe : l’aéronavale, qui a besoin de redorer son image auprès du public, est immédiatement séduite. Une fois le script finalisé et après avoir imposé quelques changements, l’aéronavale déploiera d’énormes moyens : accès à la base aérienne de Miramar, à deux porte-avions (l’un pour les extérieurs, l’autre pour les intérieurs), mise à disposition de pilotes professionnels, d’une petite flotte d’avions de chasse F-14 dont un seul exemplaire vaut à lui tout seul la modique somme de 37 millions de dollars ! L’ensemble de ces services ne sera facturé qu’un peu plus d’un million de dollars. Un gros investissement que les forces armées ne regretteront nullement.
Ce long clip tapageur entièrement à la gloire des F-14 et de leurs pilotes se hisse très rapidement au sommet du box-office. Avec Top Gun, sorte de (Wings) des années 80, les pilotes de chasse deviennent des icônes branchées et glamour ; le public jeune, première cible visée, est conquis. Ce vaste « publi-reportage » vantant les mérites de l’aéronavale – « Navy is not just a job, it’s an adventure », comme le rappelle opportunément une affiche entraperçue dans le film – remplira parfaitement sa mission ; les demandes d’engagement monteront en flèche. L’engouement sera tel que certains propriétaires de cinéma mettront même leurs halls à la disposition des recruteurs…






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