Le bêtisier 2008 de Zoom europa !
Rencontre en images : les trois journées de Bruno Duvic
QUELQUES QUESTIONS POSEES A BRUNO DUVIC
Jusqu’ici vous avez fait beaucoup de radio…Je n’ai fait pratiquement que ça ! Après l’école de journalisme je suis entré tout de suite à Radio France. J’ai passé presque un an à France Info, d’abord reporter puis présentateur. Le 11 septembre 2001, je présentais les journaux du soir et on a fait une émission spéciale toute la nuit. Quelques jours après, j’étais embauché à France Inter. La radio, pour moi, c’est lié à des souvenirs d’enfance. Mon frère et moi nous dormions dans des chambres contiguës et il laissait sa radio allumée tard. Je m’endormais au son d’Europe 1. Je suis à France Inter depuis plus de cinq ans et j’y suis très attaché. La notion de service public y a un sens. Et je pense que sur ARTE aussi.
Avec Zoom Europa, vous vous lancez dans la télévision…
Oui, parce que le projet est intéressant, pas pour montrer ma bobine à l’écran ! Un magazine hebdomadaire sur l’Europe avec un point de vue très large, réalisé main dans la main par des Français et des Allemands : il n’y a pas d’équivalent sur le hertzien. En tant que présentateur, l’essentiel de ma tâche reste le même : écrire des textes qui mettent en valeur l’essentiel, c’est-à-dire le travail des reporters. En radio, j’ai tendance à faire beaucoup de gestes, “à l’italienne”. Il va falloir que j’apprenne à contrôler ça, sans perdre en naturel. Que je me domestique un peu. Que je mette une veste…
Quel est l’état d’esprit du magazine ?
L’idée, c’est de parler de l’Europe sous tous ses aspects, de s’y intéresser concrètement. Qu’est-ce qui avance, qu’est-ce qui n’avance pas ? Le premier boulot du journaliste, c’est d’écouter les gens. Comment les Européens vivent-ils l’Europe ? Quels regards portent-ils les uns sur les autres ? On va essayer d’éviter la langue de bois et la langue de plomb, les termes techniques incompréhensibles. Sans s’interdire d’aborder des sujets complexes – ce qu’on peut se permettre sur ARTE –,mais sans se priver de faire des sujets plus légers. La vie n’est pas faite que de décisions économico-politico-financières !
Pour vous personnellement, que signifie l’Europe ?
Je suis né en 1976 : la construction européenne est la seule grande “aventure politique” que j’aie connue. Ma génération baigne dedans depuis toujours. Au moment du référendum sur Maastricht, j’étais au lycée et je ne votais pas encore mais je m’étais intéressé de près au débat. L’Europe est une dimension de mon existence depuis toujours, elle fait partie de ma vie de citoyen, presque au même titre que la politique française.






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