Toujours plus vite, toujours plus fort, et surtout toujours plus de blues. C'est le pot belge des Jim Jones Revue pour franchir le mur du son.
Ce quintette anglais remet un coup de kick au Bristish Blues Boom qui pulvérisa les années 50.
Aux débuts des années 90, le chanteur Jim Jones fait le clone d'Iggy Pop chez les Thee Hypnotics.
En 2008, il croise le guitariste Rupert Orton dans un bar de blues et décide de monter avec lui The Jim Jones Revue. Quelques semaines plus tard, dans un petit studio de Camden, le groupe enregistre son premier album en vingt-quatre heures… Plus fort que Jack Bauer.
Depuis la sortie de leur deuxième album produit par Jim Sclavunos, le batteur de Nick Cave, Jim Jones Revue fait beaucoup de bruit. Leurs concerts frôlent les cent dix décibels, juste vingt de moins… qu'un marteau piqueur !
Londres, épicentre d'un nouveau British Blues Boom ? Comme il y quarante-cinq ans, c'est dans la petite rue de Denmark Street qu'une éruption de nouveaux groupes fait ses emplettes, et repasse à la moulinette une musique inventée à la fin du XIX siècle dans les champs de coton américains. C'est dans les caves de ces boutiques aménagées en studios que les Stones, les Kinks ou les Who ont enregistré leurs premiers morceaux.
Un parcours incroyable pour une musique censurée sur les radios blanches américaines, et portée aux nues par de jeunes anglais en pleine révolution culturelle. En un riff, ces groupes vont dominer les charts mondiaux avec en commun leur fascination pour les pionniers du blues et du rock noir, comme Little Richard.
En 2011, alors que presque tous les héros des 50's ont disparu, le British Blues Boom version deux zéro est un bain de jouvence pour les explorateurs des sons. À Londres, ce "Back to Basics" hors mode - histoire de se débarrasser des étiquettes - touche toutes les générations.
Dans Kentish Town, au nord de Londres, voici la famille Adams du British Blues Boom : les Durham. Avec leur père d'origine indienne et leur mère norvégienne, les trois frères et sœurs rejouent les années 50 avec le groupe Kitty, Daisy & Lewis.
Âgés de 18 à 22 ans, Kitty, Daisy et Lewis peuvent jouer tous les instruments d'un orchestre. De l'harmonica au banjo en passant par le xylophone.
Lewis Durham : Aujourd'hui, tout le monde fait la même chose. Comment peut-on écouter quelqu’un exprimer ses sentiments quand il est accompagné par une boîte à rythme ? Quand quelqu’un joue de la guitare ou d'un vrai instrument, c'est vraiment lui. C'est pas juste un ordinateur qui lance un son.
Ils chopent la fièvre du Blues, adolescents, lorsque leurs parents les amènent au pub pour le concert du dimanche soir. Depuis 2006, Kitty, Daisy & Lewis jouent sur scène avec papa au piano et maman à la contrebasse. À leur tableau de chasse, le groupe a déjà fait les premières parties de Mika, Mark Ronson et Billy Bragg.
Le groupe enregistre son premier album en 2008 à la maison. Car Lewis a le digitale en travers de la gorge. Collectionneur de 78 tours, il a reconstitué un home studio vintage. Lewis peut même graver ses propres vinyles.
Dans les années 80, Miss Durham, la mère du trio, était la batteuse du groupe féminin punk The Raincoats.
Et pour Jonny Halifax non plus, le Blues n'a pas dit son dernier mot. Aux commandes de son one man band Honkeyfinger, il met dans la même marmite John Lee Hoocker et Led Zepp.
Johnny Honkeyfinger : Le blues primitif, le punk des origines et même le dadaïsme nous ont apprit qu'il ne faut pas traiter les choses avec respect. Tu dois les prendre et les pervertir. Tu dois les dépouiller à l'essentiel et construire à partir de là. Il faut muter pour survivre.
Après avoir fait pendant vingt ans le mercenaire au service de plusieurs groupes de rock, il poursuit en 2009 l'aventure en solo. Graphiste dans la vraie vie, le Londonien Honkeyfinger vient de sortir son deuxième album autoproduit et fait tout, tout seul… même ses clips.
- Site Officiel de The Jim Jones Revue
- Myspace de Kitty, Daisy & Lewis
- Site Officiel de Honkeyfinger







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