Avec Carole Bouquet, Jean-Pierre Castaldi, Aldo Maccione…
Synopsis : Chantal (Carole Bouquet) est une brillante avocate qui, dans sa vie privée et familiale, ne fait pas preuve de la même prestance qu’au barreau. Côté amour, c’est le désert. Côté enfant, elle est flanquée de deux ados « très bien mal élevés ». Sa philanthropie pour le moins théorique la pousse à embaucher un architecte, qu’elle vient d’aider à se régulariser auprès des administrations françaises, afin de refaire son appartement. Celui-ci décide de s’entourer d’une équipe de sans-papiers pour le moins amateurs, qui rend l’espace impraticable. Chantal réalise soudain que les manifestations de soutien dont elle s’acquitte n’ont rien à voir avec la cohabitation, où une cohorte de clandestins investit chaque mètre carré… Cette fois, l’échange sera véritable.
Galerie photosCritique : Sous le genre de la comédie, « Travaux » s’empare de l’actualité française où, à travers une relation qui n’est souvent que juridique, les Français de souche, hommes de lois habitant les beaux quartiers (juges, avocats ou policiers), côtoient les africains entassés dans des immeubles insalubres. Là, les murs couverts de peinture au plomb provoquent le saturnisme. Le constat social rejoint aussi le thème de la crise (crise de la quarantaine ou crise domestique, enrayé par un bon coup de peinture fraîche sur les murs), très prisé par le cinéma français. L’efficacité de la drôlerie est renforceé par le jeu de Carole Bouquet, toute enthousiaste à l’idée de faire plier un commissaire de police en exécutant… un numéro de smurf.
En partie parce qu’elle tourne sur un mode de production indépendant, le style de Brigitte Roüan est atypique. Réalisant un film à peu près tous les six ans (faute de mieux ?), elle ne s’est pas intégrée à un système de production plus « industriel ». Comme l’illustrait déjà « Post coïtum, animal triste » en 1997, son cinéma ne ressemble pas à cette pléiade de films de divertissement, rôdés et interchangeables, qui peuplent les multiplexes de l’hexagone. « Travaux » est à ce sujet l’un des derniers films produits par Humbert Balsan avant sa tragique disparition. Le voir apparaître à l’écran, dans le rôle d’un banquier signifiant à Carole Bouquet que « son dossier ne tient pas la route et que son financement est impossible » procure un sentiment à la fois ironique, triste et cruel, compte tenu de la prise de risque perpétuel qui a caractérisé son travail.
Julien Welter
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Travaux
De Brigitte Roüan
(France, 2005, 1h35)
Avec Carole Bouquet, Jean-Pierre Castaldi, Aldo Maccione…
Quinzaine des Réalisateurs
Une Coproduction Arte






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Avec un style bien à elle, Brigitte Roüan renouvelle le thème de la crise de la quarantaine en le plongeant dans la réalité sociale et en filmant Carole Bouquet exécuter un numéro de smurf !
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