Le wild week-end, c'est le grand défouloir des plus accros des rockers européens. Un peu comme le springbreak aux Etats-Unis, sauf qu'ici il ne s'agit pas d'étudiants, mais de webdesigners, de garcons-bouchers et de secrétaires. Aux commandes du Wild Week-end, Barbara et Josh, deux Anglais passionnés par les années 60. A Londres, ils ont seize ans d'organisation de fêtes vintage au compteur. Dès que leurs activités de styliste et décorateur leur laisse un instant, ils organisent leurs week-ends sauvages, à Las Vegas ou Benidorm. Entièrement financé par la vente des tickets d'entrée, relayé par internet et le bouche à oreille, le Wild Week-end, c'est un an de préparation.
A l'origine, "Wild Week-end" est le titre d'un film realisé par John Boorman en 65. Il signa plus tard Delivrance ou Excalibur. Stars de ce nanar musical, "The Dave Clark Band", un groupe anglais qui fut un temps rival des Beatles. Aujourd'hui, au Wild Week-end, on fait les poubelles des sixties: les amateurs de séries B s'arrachent les affiches originales de leurs films cultes, et les accros de musique s'échangent les produits dérivés de genres obscurs, de la surf au punk garage. A Benidorm, ce royaume du kitsch s'appelle le Monster Market. Mais le vrai kitsch, c'est dehors qu'on le trouve. Dans les sixties, le dictateur Franco a dédié ce joli petit port de pêche au tourisme de masse. Ici, ceux qui vont dans les clubs de la ville où on passe Buddy Holly ont vraiment connu Buddy Holly.
- Vu dans le reportage
Not of this earth and the Booboos - des montpellièrains
- Wild Week-end
- Liens
>> Les Lucy Dee's Angels
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TRACKS
Samedi 26 juin 2004 à 17h45
Rediffusion du 12 février 2004
Rédaction: ARTE France, Program33
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