Les reines du polar sont sur ARTE : après l’ancêtre britannique (Agatha Christie) et avant la relève scandinave (Lisa Marklund et Anne Holt), place à Patricia Cornwell, investigatrice de choc et romancière à succès.
Vendredi 20 août 2004 à 22h10
La femme qui fait parler les morts
Documentaire d’Arnaud Poivre d’Arvor et Sébastien Brunaud
France, 2004, 52mn
Production : Phare Ouest Productions, en collaboration avec 13ème Rue
Patricia Cornwell commence sa carrière en 1979 comme journaliste chargée des affaires criminelles. Un domaine pour lequel elle se passionne au point d’occuper pendant six ans un poste de rédacteur technique à l’Institut médico-légal de Richmond, en Virginie, tout en étant officier de police volontaire. Parallèlement, elle s’essaye au roman policier. Elle doit attendre 1990 pour que son manuscrit Post mortem soit édité. Dans ce livre, elle impose Kay Scarpetta comme la première femme médecin légiste de l’histoire du polar. Le succès est immédiat. Dès lors, au rythme d’un ouvrage par an et avec plus de trente millions de livres vendus dans le monde, Patricia Cornwell devient l’une des reines du roman noir.
À côté du travail d’écriture, Patricia Cornwell consacre beaucoup de temps à ce qu’elle appelle ses “travaux pratiques”. Lors d’une visite à Scotland Yard, en mai 2001, elle commence à s’intéresser à Jack l’Éventreur. Sur les conseils d’un inspecteur à la retraite, elle porte son attention sur le personnage ambigu et inquiétant de Walter Sickert, peintre impressionniste anglais de la fin du XIXe siècle. Dix-huit mois plus tard, après avoir usé des toutes dernières techniques et investi quelque six millions de dollars, elle livre ses résultats. Pour elle, aucun doute :
Walter Sickert est Jack l’Éventreur. Patricia Cornwell a récemment accepté de collaborer à un magazine d’investigation de la chaîne américaine ABC. En octobre 2003, sa dernière enquête l’a amenée à se pencher sur les conséquences de la mort de Lady Di.
Photo: Copyright John Earle
Vendredi 20 aout 2004 à 23h05
C’était demain (Time after time)
Film de Nicholas Meyer
États-Unis, 1979, 1h48mn, VF
Scénario : Nicholas Meyer, Karl Alexander et Steve Hayes
Avec : Malcolm McDowell (H. G. Wells), David Warner (Jack l’Éventreur / John Stevenson), Mary Steenburgen (Amy Robbins), Charles Cioffi (le lieutenant de police Mitchell), Kent Williams (l’assistant), Laurie Main (l’inspecteur Gregson), Andonia Katsaros (Mrs Turner), Patti D’Arbanville (Shirley), Keith McConnell (Harding)
Image : Paul Lohmann, Montage : Donn Cambern, Musique : Miklós Rózsa, Coproduction : Warner, Orion
Londres, 1893. Herbert George Wells reçoit son ami le docteur Stevenson à dîner et lui montre sa dernière invention : une machine à explorer le temps.Ils sont interrompus par la police à la recherche de Jack l’Éventreur – qui n’est autre que le docteur Stevenson. Ce dernier profite de la panique générale et s’enfuit avec la machine de Wells, qui le transporte en 1979 à San Francisco. Wells rassemble toutes ses économies et part à sa poursuite.
Wells contre Jack l’Éventreur Réalisé avec beaucoup d’élégance, C’était demain est un très bon film alternant avec bonheur les scènes de suspense, d’humour et de romance. Très à l’aise dans leurs rôles respectifs, Malcolm McDowell et David Warner forment un duo pour le moins réjouissant.
Le premier campe un H. G. Wells idéaliste et touchant, à la fois décidé et naïf, aux antipodes du rôle qui l’a rendu célèbre dans Orange mécanique. Le second incarne sans jamais cabotiner un éventreur inquiétant et froid, faussement jovial, qui se sent parfaitement à l’aise dans notre XXe siècle où les actes comme les siens sont “tellement banalisés qu’on ne les remarque presque plus”. Mary Steenburgen (campant une jeune femme du futur dont va s’éprendre Wells) apporte quant à elle une jolie touche de romantisme ainsi que l’amorce des scènes humoristiques du film, généralement basées sur les déboires de l’écrivain avec le monde du futur. (d’après scifiuniverse.com)






Envoyer à un ami
RSS
Facebook
Twitter