Nous faisons des auditions tous les ans aux conservatoires de Tel-Aviv et de Jérusalem en Israël, aux conservatoires de Beyrouth, Damas, Hamann, du Caire, pour trouver et choisir les nouveaux musiciens, donc c’est sur cette base-là, et nous avons laissé la liberté à ces gens-là d’entamer des discussions avec leur gouvernement. Et puis, ou ils viennent, ou ils ne viennent pas. Mais il n’y a pas de liens politiques avec aucun gouvernement.
La première fois où il y a eu des gens du gouvernement qui sont venus au concert, d’ailleurs je commence vraiment à avoir mauvaise conscience sur l’histoire de la version complète du film, c’est un autre extrait que l’on ne voit pas ici, c’est la première visite d’un pays arabe, c’était au Maroc. C’est là où il y avait pour la première fois des dirigeants politiques qui sont venus au concert.
Mais je crois, même si il y a une dame (dans la salle) qui n’est pas d’accord avec moi, que nous avons réussi pas mal, dans une situation très complexe, à séparer le projet des ambitions ou des directions politiques de tous les côtés.
Sur le plan économique, nous avons créé une fondation, qui s’appelle la Fondation Barenboïm - Saïd, qui est une fondation qui est financée par le gouvernement d’Andalousie. Donc, tout l’aspect économique du projet est garanti par le gouvernement d’Andalousie.
Cela n'empêche pas qu'il y aura toujours des contradictions en ce qui concerne un projet aussi complexe que celui-là. Il n’y a qu’une solution pour tout cela, c’est de dire qu’il n’y a pas de solution, et de vivre au jour le jour.
Liens
>> La Fondation Bareboïm-Saïd
>> Le site de Daniel Barenboïm
>> Les site de la Free International Music School
Vidéo (2/7) (2'38"; Real vidéo)Daniel Barenboïm parle... les autres articles :
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