Cette troisième conférence, organisée les 14 et 15 novembre 2008 à Berlin par l’association « Une âme pour l’Europe », une initiative issue de la société civile, a réuni d’éminents représentants des milieux politico-économiques et des personnalités du monde culturel et des sciences humaines. Comme lors des conférences précédentes, en 2004 et 2006, l’idée maîtresse était de donner au cadre économique et politique un ancrage culturel dans la société civile européenne.
Extraits du communiqué final de Simon Mundy : « La responsabilité commence dans les rêves », a déclaré Meglena Kuneva, commissaire européenne de Bulgarie, citant la phrase de W.B. Yeats. En effet, il faut croire, être convaincu que l’Europe a besoin, politiquement, économiquement et individuellement, d’une créativité, d’un sens de l’innovation qui trouvent leur origine dans la culture des sociétés qui la composent.
La responsabilité évoquée par Meglena Kuneva, c’est le besoin urgent de réintégrer les citoyens dans le processus d’unité européenne par le biais de valeurs communes. Ces valeurs, poursuit la commissaire, peuvent se résumer à trois : prospérité, solidarité et liberté. Pour parvenir à cet objectif, il est nécessaire que, dans l’aspiration à faire de l’Europe un ensemble valide pour tous ses citoyens, la culture occupe une place centrale.
Autre point débattu lors de la conférence : les mécanismes susceptibles de traduire ces valeurs dans la réalité. L’une des conclusions est qu’il est impossible de se rapprocher de ces trois valeurs sans la volonté politique de dépasser les stéréotypes, ces idées greffées sur l’héritage des mythologies nationales. L’Europe doit vaincre sa peur de la diversité. A la rencontre de l’autre, la première question ne doit plus être : « D’où viens-tu ? ». (...)

L’article complet de Simon Mundy (en allemand) sur
www.berlinerkonferenz.eu 
Industriels, personnalités politiques (européennes et nationales) et acteurs de la société civile se sont interrogés sur les moyens de changer de vocabulaire, de retisser les liens entre sphère privée et sphère publique. L’ancien président allemand Richard von Weizsäcker a lancé un appel pour unifier le langage de l’économie et celui de la culture, pour bien montrer qu’ils poursuivent les mêmes objectifs. (...)
L’Europe culturelle est plus que la somme des patrimoines nationaux. Elle comprend l’un des secteurs économiques les plus dynamiques : l’art, source intarissable d’emplois et d’idées. Les artistes et ceux qui les entourent peuvent contribuer de manière déterminante à la construction d’un modèle de démocratie participative en Europe, un modèle qui implique les citoyens dans le respect de l’égalité et de la justice sociale. (...)
Le secteur culturel recèle une multitude d’idées, de ressources, d’inventions, d’hommes et de femmes qui peuvent aider à faire sortir l’Europe de la récession économique et de la stagnation politique. (...)