17/10/08
Une patrie douce-amère - La femme de lettres germano-turque Necla Kelek à la recherche d'une nouvelle Turquie
Comme nombre de ses concitoyens, Necla Kelek vit dans la capitale allemande. Mais comment cette sociologue turque, qui est venue en Allemagne avec sa famille en 1966, se sent-elle à Berlin ? Préfèrerait-elle retourner vivre en Turquie, où elle vient de faire un long séjour ?
- Interview Necla Kelek dans la version intégrale
Elle évoque ces questions dans son dernier livre, « Bittersüße Heimat - Bericht aus dem Inneren der Türkei » (une patrie douce-amère – la Turquie vue de l’intérieur). Cet ouvrage est publié à un moment où l’opinion publique européenne est perplexe à propos de l’adhésion de la Turquie à l’Union. Quid de la Turquie ? Un régime militaire déguisé et pourtant une république laïque depuis la séparation entre l’islam et l’Etat décrétée par Atatürk ? Un pays où la culture musulmane domine sous la houlette du premier ministre Erdogan, qui gouverne dans le respect de l’islam mais aussi des besoins de la majorité ?
Pourquoi les intellectuels turcs craignent-ils pour leur vie ? Et pourquoi de plus en plus de jeunes femmes portent-elle le foulard ? La sociologue et auteure de best-sellers, qui siège aussi à la Conférence de l’islam instaurée par le gouvernement allemand, analyse les évolutions en Turquie et fait un constat alarmant : le kémalisme, comme l’islam, entravent le développement des valeurs qui caractérisent l’Europe d’aujourd’hui.
Article de Samuel Schirmbeck
Metropolis
dimanche, 19 octobre 2008 à 12:00
Pas de rediffusion
(Allemagne, 2008, 43mn)
HR
Edité le : 13-10-08
Dernière mise à jour le : 17-10-08