30/09/09
Une prouesse technique dans un environnement insolite
Un événement musical né du mariage réussi entre l’art et les nouvelles technologies.
Vers le multistream
A l’instar de « La Traviata à la gare de Zurich », ce n’est qu’une fois porté au petit écran que cet opéra exceptionnel prend tout son sens. Le travail de réalisation est indispensable pour unifier les différents lieux de l’action, disséminés dans un immeuble et un centre commercial. Afin que les téléspectateurs aient une vue d’ensemble de l’opéra, Felix Breisach devra effectuer un va-et-vient permanent entre les caméras et les sites, en véritable maître de l’image.
Sur place, les curieux seront à même de saisir toute l’ampleur de la prouesse technique que représente cet opéra télévisé : plus de 20 caméras seront mobilisées, dont trois steadycams ainsi que la spectaculaire « spidercam », qui balaiera toute la façade du bâtiment B et assurera la connexion entre le quartier Gäbelbach (Berne-Bethlehem) et le centre commercial « Westside ». La transmission sera quant à elle assurée par plus de 100 faisceaux hertziens, tandis que les effectifs pour le seul volet artistique atteindront le chiffre colossal de quelque 200 personnes : à commencer par un orchestre de 70 musiciens, auxquels s’ajoutent 11 solistes, 65 choristes dont 15 enfants, entre 30 et 40 figurants amateurs pour jouer la foule lors des festivités du deuxième acte, ainsi que 20 acteurs du Stadttheater de Berne.
C’est une synergie entre art et technologie qui fait de cette émission, diffusée en direct, une représentation musicale unique pour tous les amateurs d’opéra, mais aussi et surtout pour ceux qui n’ont encore jamais vu un opéra de l’intérieur.
Edité le : 03-09-08
Dernière mise à jour le : 30-09-09