Des jazzmen comme Stan Getz étaient séduits par les rythmes et mélodies de la musique latino-américaine qui offre une légèreté et un nouvel espace de liberté aux improvisations. Rien d’étonnant dès lors d’assister à un vrai pèlerinage de jazzmen au Brésil pour découvrir ce nouveau son. De cette migration musicale, il ressortira quelques morceaux d’anthologie. L’album Getz/Gilberto enregistré par Stan Getz, João Gilberto et Astrud Gilberto pour la partie vocale, est considéré aujourd’hui encore comme une référence de la bossa nova et du jazz tout court. Sorti en 1963, l’album est vendu à plus de deux millions d’exemplaires aux Etats-Unis en quelques semaines et s’est maintenu 96 semaines durant dans les charts.
A l’occasion du 50ième anniversaire de la bossa nova, le label Blue Note a passé ses archives au peigne fin pour concocter une compilation centrée sur l’influence de la musique brésilienne sur le jazz. Le résultat, ce sont trois CD proposant des interprétations comme « The Girl from Ipanema » par Lou Rawls ou « One Note Samba » par Nancy Wilson, mais aussi des compositions originales présentant un lien direct avec la culture musicale brésilienne. C’est le cas pour Chick Corea avec « Bossa », de Michel Petrucciani avec « Brazillian Suite » et de Horace Silver avec « Swingin’ The Samba ». Cinquante ans après sa naissance, la bossa nova continue d’enthousiasmer le public dans le monde entier.
Matthias Schneider







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