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Les mercredis de l'histoire Les mercredis de l’histoire proposent une approche critique des événements et épisodes de l’histoire européenne et internationale.

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Le procès de Nuremberg - 04/08/08

Verbatim du procès

Robert H. JacksonRobert H. Jackson, procureur général :
« Ces accusés s’arrangeaient fréquemment pour être filmés dans leurs actes. Nous vous montrerons leurs propres films. Vous verrez leur propre conduite et entendrez leur propre voix alors que ces accusés rejoueront devant vous, sur l’écran, certains des événements du complot ».

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Sir Geoffrey LawrenceSir Geoffrey Lawrence, président du Tribunal :
« Colonel Brookhart, nous n’avons pas bien entendu : qu’est-il arrivé à ces Juifs de Hongrie ? Pouvez-vous poser la question au témoin ? ».

John Brookhart, substitut du procureur général :
« Je vais poser la question, Monsieur ». Se tournant vers le témoin : « Que sont devenus ces Juifs dont vous venez de mentionner qu’ils étaient environ 450 000 ? ».

Dieter Wisliceny, SS :
« Ils ont été, sans exception, envoyés à Auschwitz et conduits à la Solution finale ».

John Brookhart :
« Vous voulez dire qu’ils ont été tués ? ».

Dieter Wisliceny :
« Oui, avec une exception de 25 à 30% qui étaient d’abord utilisés comme main d’oeuvre ».

Sir Geoffrey Lawrence, lors de la déposition de Marie-Claude Vaillant-Couturier :
« Les conditions du camp de Ravensbrück semblent être les mêmes que celles d’Auschwitz. Serait-il possible, après avoir entendu ces détails, de s’occuper de la question de façon plus générale, à moins qu’il n’y ait une différence sensible entre Ravensbrück et Auschwitz ? ».

Charles Dubost, procureur :
« Je crois qu’il y a une différence qui nous a été exposée par le témoin et qui est la suivante : c’est qu’à Auschwitz, les internées étaient exterminées purement et simplement, il ne s’agissait que d’un camp d’extermination, tandis qu’à Ravensbrück, elles étaient internées pour travailler, elles étaient exténuées de travail jusqu’à ce qu’elles en meurent ».

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Kurt Kauffmann, avocat de la défense :
« De 1940 à 1943, vous étiez le commandant du camp d’Auschwitz. Pendant cette période, des centaines de milliers d’êtres humains y ont été envoyés à la mort. Est-ce correct ? ».

Rudolf Höss :
« Oui ».

Kurt Kauffmann :
« Est-ce égalemennt vrai qu’Eichmann vous a dit que, à Auschwitz, un total de plus de 2 millions de personnes ont été exterminées ? ».

Rudolf Höss :
« C’est tout à fait vrai ».

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Auguste Champetier de Ribes, procureur :
« Le crime de ces hommes a été essentiellement d’avoir conçu le plus gigantesque plan d’une domination universelle et d’avoir voulu le réaliser par tous les moyens. Par tous les moyens, c'est-à-dire sans doute par la violation de la parole donnée et par le déclenchement des pires des guerres d’agression, mais surtout par l’extermination méthodique,scientifique de millions d'êtres humains et notamment de certains groupes nationaux ou religieux dont l’existence gênait l’hégémonie de la race germanique. Crime si monstrueux, si inconnu dans l’histoire depuis l'ère chrétienne, qu’il a fallu créer le néologisme de « génocide » pour le caractériser, qu’il a fallu accumuler les documents et les témoignages pour le croire possible ».


Wilhelm KeitelWilhelm Keitel, chef de l’Etat-major militaire de Hitler :
« J’ai fait une erreur, et je n’ai pas été en situation d’empêcher ce qui aurait dû l’être. C’est ma faute. Il est tragique d’avoir à constater que le meilleur de ce que je pouvais donner en tant que soldat, l'obéissance et la loyauté, a été exploité à des fins que je n’ai pas comprises à l’époque. Je n’ai pas vu qu’il y a des limites, même pour un soldat dans le cadre de l’accomplissement de son devoir. C’est mon destin ».

Edité le : 29-09-06
Dernière mise à jour le : 04-08-08


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