Elle est née à une époque maudite, sous les drapeaux de l’Allemagne nazie. Elle n’est pas très fière de son père, Adolf Hitler qui voulait donner à tout son peuple une voiture pas chère. C’est Ferdinand Porsche qui imagine cette adorable bouille, ses flancs généreux et ses si beaux yeux. Mais très vite la Coccinelle s’en va en guerre et il faudra attendre 1945 pour que les Allemands puissent enfin en profiter. Notre bel insecte connaît un succès fou. Les Allemands l’appellent Volkswagen, la voiture du peuple, mais quand les Américains la découvrent, ils lui trouvent son petit nom beetle, coccinelle. En changeant de nom elle s’envole, enfin presque… Quand elle atterrit aux States, elle devient un personnage de film : Choupette. La Cox se sent partout chez elle. Dans les années 60 elle a fait son nid dans 136 pays. Pourtant elle est pleine de petits défauts : sa mécanique couine, elle est gourmande de carburant et freine quand ça lui chante. Mais notre adorable tuture a la peau dure. Et malgré ses faiblesses, jamais elle ne blesse. Elle ne dépasse jamais les 80km/h au compteur et devient l’idole des jeunes et de la génération flower power. Cette petite voiture connaît un grand destin, elle devient la voiture la plus vendue au monde.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Dans les années 80, les Allemands mettent la clé sous la porte. En 1998, les Américains la ressuscitent : la new beetle est de retour parmi nous. Le seul regret c’est que personne n’a encore fabriqué une Coccinelle rouge à pois noirs!
Anne-Sophie Levy Chambon
Livre :
« La coccinelle de mon père » de Patrick Lesueur, Editions Etai
ISBN-10 : 2726884334







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