Si vous êtes un homme le porte-jarretelles vous a sans doute fait rêvé. Mais allez vous continuer de fantasmer si je vous raconte qu’au départ le porte-jarretelles était porté par vous Messieurs. Et oui. Et il servait à tenir vos longues chaussettes pour que vous n’attrapiez pas froid aux pieds. À la fin du XIXe siècle, un corsetier du nom de Féréol Dedieu s’y intéresse de plus près. Puis le porte-jarretelles s’encanaille. Dentelle, satin, ruban. Il devient un outil de séduction. Les Françaises n’en veulent pas, elles le boudent. Alors se sont les New-yorkaises et les londoniennes qui l’adoptent en premier. Frivolité et légèreté sont de mises pour oublier les douloureuses années de guerre. Dans les années 60 le porte-jarretelles est détrôné par le collant, beaucoup mieux adapté à la mini jupe alors très à la mode. Seules les filles de joie continuent de le porter. Jusqu’à ce que des femmes créatrices, comme Chantal Thomass, décident de le remettre au goût du jour. Depuis il est un dessous coquin, porté par des femmes élégantes et raffinées dotées d’une pointe de fantaisie et d’excentricité. Pour la petite histoire si vous cherchez des renseignements sur l’histoire du porte-jarretelles, vous allez tomber sur des informations qui disent que l’inventeur du porte-jarretelles n’est autre que Gustave Eiffel, à qui l’on doit la célèbre tour Eiffel. Mais il n’en est rien, c’est une histoire qui a été inventée par un certain Jacques Lob, alors rédacteur en chef de « l‘écho des savanes ». Son canular continue de faire couler beaucoup d’encre. Anne-Sophie Levy Chambon
La bonne adresse : Boutique Chantal Thomass – 211, rue Saint Honoré, 75001 Paris
Livre :
Les dessous de la féminité Farid Chenoune
Assouline, 2005
ISBN-10 : 2843236878
ISBN-13 : 978-2843236877







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