
Série documentaire de Nina Koshofer et Judith Völker
(Allemagne, 2008, 6x45mn)
Coproduction : WDR/ARTE, MDR, OR

Épisode 1 - Quand la pensée se libère (XVe siècle)
Un siècle marqué par la libération de l’homme du joug de l’Église.
La naissance d’une conscience individuelle : l’individu n’est plus simplement un élément du groupe, il prend conscience de la responsabilité qu’impliquent ses actes.
La pensée : la recherche de la vérité n’est plus seulement possible dans le cadre de la religion, mais aussi par la connaissance. L’homme est « éclairé » et rationnel.
La science : la science s’interroge sur les grandes questions de monde jusqu’alors réservées à la religion. La connaissance doit désormais passer par l’expérimentation, la recherche et la rationalité, il ne s’agit plus d’un savoir normatif imposé par l’Église.
Les découvertes : on redécouvre l’Antiquité. La naissance de l’imprimerie permet la propagation du savoir. Tout est remis en cause par la découverte que l’univers est centré sur le Soleil et non sur la Terre. Découvertes techniques (boussole, mappemonde).
Avec la Renaissance, l’organisation hiérarchique du Moyen-Âge et la toute-puissance de l’Église se trouvent ébranlées. Ce sont les prémices de la société individualiste, fondée sur la Raison, qui caractérise l’identité européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Épisode 2 - La création du capitalisme
Au XVIe siècle, les Européens mettent en place un système fondé sur l’économie de marché et la circulation de l’argent. L’organisation commerciale de la Hanse, association des villes marchandes de l’Europe du Nord, perd progressivement sa situation de monopole, comme l’apprend à ses dépens son représentant, Wilhelm Brömse, arrêté en 1494. Les lois du marché, de la concurrence et du profit se généralisent. À Lyon, Étienne Turquet développe la fabrication des soieries grâce à des privilèges accordés par François Ier. En Bavière, à Augsbourg, Jakob Fugger devient le grand argentier de l’Europe…
Épisode 3 - La lutte pour la paix
Après la Réforme luthérienne, l’Europe n’est plus qu’un vaste champ de bataille. C’est la guerre de Trente ans, une succession d’atrocités comme en témoigne le mercenaire Peter Langendorf dans son Journal. Il faut attendre 1648 et la paix de Westphalie pour que le calme revienne. Une nouvelle diplomatie européenne émerge, destinée à éviter le pire. À Vienne, l’évêque Melchior Khlesl (1552-1630), apôtre de la contre-réforme, plaide pour la tolérance. À Rome, le pape Alexandre VII a du mal à concilier son engagement en faveur de la paix et l’exercice du pouvoir…
Josie Mély









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