Tom Rakewell, jeune homme bien né mais sans le sou, aime la douce Anne Trulove et il est aimé d’elle. Le vertueux père de la demoiselle doute de la force de caractère du prétendant et croit voir ses soupçons confirmés quand Tom refuse un emploi stable, mais modeste, dans l’espoir de plus grandes fortunes. Survient l’étrange Nick Shadow, qui lui promet un avenir doré, grâce à un héritage qu’il faut aller chercher. Le mystérieux intermédiaire veut bien attendre un an et un jour pour être récompensé. Enchanté, Tom prend congé d’Anne et de son père…
La carrière d’un libertin
Inspiré d’une série de gravures du génial satiriste anglais William Hogarth, The rake's progress est le seul grand opéra composé par Igor Stravinsky - il en dirigera lui-même la création, à la Fenice de Venise, en 1951. Sur un canevas classique, celui d’un pacte avec le Diable et un livret écrit au cordeau, il y multiplie les références musicales, directes ou allusives, à l’art lyrique des siècles passés, tout en innovant constamment, pour composer une partition limpide et percutante.![]() | |
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La brillante mise en scène de Robert Lepage transpose cette fable grinçante, puis dramatique, du Londres du XVIIIe siècle à l’Amérique des années 50. Elle en épouse le caractère foisonnant, les ruptures de registre, le burlesque, mais aussi la vibrante émotion du dernier acte. La compagnie du metteur en scène québécois, Ex Machina, offre un feu d’artifices endiablé de danse, de vidéo, de gags, de lumières, porté par la qualité et l’homogénéité de l’interprétation.
Une réussite.
ARTE Magazine








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