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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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04.11.2004 - 23.40 : tracks - 02/09/08

Hiplife au Ghana

Le Ghana : un pays malheureusement méconnu. Tracks vous fait découvrir les rythmes trépidants de la Hiplife qui fait danser Accra, la capitale du Ghana.

Extraits du reportage

Au Ghana, la musique est partout. Les pauvres tapent sur des tambours, les riches font hurler leur sono et écoutent de la highlife. Créée dans les années 50, la highlife est un mélange de rythmes africains associés à des chansons de marins et des chants religieux européens. La highlife est l’un des trésors indémodables de la musique africaine et les jeunes l’adorent, malgré les clips de la pop moderne.

En revanche, depuis que le hiphop a débarqué d’Amérique, la highlife se découvre un concurrent sérieux. Le hiplife : un mélange nouveau qui fait un tabac. L'inventeur du hiplife s’appelle Reggie Rockstone. Les textes de Reggie Rockstone sont en dialecte ghanéen. Ses beats en revanche viennent de New York. Dans la capitale, l’influence du hiphop sur les jeunes est manifeste. La mode est au baggypants, aux casquettes , au basket-ball. Et bien sûr au hiplife. Les chansons de Reggie Rockstone s’écoutent jusque dans les fins fonds du Ghana. Ici, la piste de danse, c’est souvent la rue. La musique, elle, est presque exclusivement créée dans les clubs de la capitale.
Au Ghana comme ailleurs, les ados rêvent de devenir des stars. Avec les jeunes MCs, le hiplife se développe. Le rap s’enrichit de vieux rythmes africains comme le panlogo. La plupart des tubes hiplife sont enregistrés dans le studio de John Dee. Il produit une centaine d’artistes, tout en essayant de donner une chance à la relève.

La dernière découverte de John s’appelle Anansua Asari. Dans la chaleur accablante du studio, ils travaillent à l’enregistrement de son premier disque : "Ladys Affairs". Anansua a commencé comme choriste avec Obour. Un artiste qui fait office de locomotive pour l’usine à tubes de John Dee. Obour est partout : en tournée au Ghana, à la télé et sur le net. D’ailleurs, son dernier album s’appelle Obour point com.
Mais le marché ghanéen de la musique reste limité. Trop de copies pirates empêchent l’émergence de charts. Résultat : les budgets pour la production de CDs et de clips restent modestes. John Dee rêve de succès international. Mais il ne parvient pas à obtenir de certificat d’exportation. Et si vous voulez vous procurer l’album d’Anansua, il faudra tout simplement aller l’acheter au Ghana.
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Liens
>> Rap Around the Clock - http://www.pioneer-news.com/
>> Hiplife: A New Dawn; A New Day - http://www.ghanamusic.com/
>> Hip Life in Ghana - A small shot (en allemand) - http://ietpd1.sowi.uni-mainz.de
>> Accra reclaims hip-hop - http://news.bbc.co.uk/
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TRACKS
Un reportage de Marc Helfers
Jeudi 04 novembre 2004 à 23h40
Rediffusion le 06 novembre à 17h45
Rédaction: ZDF, MME
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Edité le : 03-11-04
Dernière mise à jour le : 02-09-08