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Jeudi 02 mars 2006 à 20.40 - 01/03/06

Certains l’aiment chaud

Film de Billy Wilder


Chicago, 1929. Joe et Jerry, deux musiciens au chômage, obtiennent un contrat pour le bal de la Saint-Valentin. Ils sont malheureusement les témoins d’un règlement de comptes entre deux bandes rivales. Le chef de l’une d’elles, Spats Colombo, les a repérés et veut les éliminer. Pour lui échapper, les deux compères se déguisent en femmes et se font engager dans un orchestre exclusivement féminin en partance pour la Floride. Joe a du mal à résister aux attraits de la belle Sugar Cane, reine de l’ukulélé et malheureuse en amour. Jerry n’est pas en reste, mais il excite quant à lui la convoitise d’un vieux milliardaire…

Certains l’aiment chaud

Some like it hot
Film de Billy Wilder
(États-Unis, 1959, 2h, VOSTF)
Scénario : Billy Wilder, I .A. L. Diamond
Avec : Marilyn Monroe (“Sugar Cane” Kowalski), Tony Curtis (Joe),
Jack Lemmon (Jerry),
George Raft (Spats Colombo),
Joe E. Brown (Osgood Fielding III)
Image : Charles Lang Jr
Son : Fred Lau
Musique : Adolph Deutsch
Production : Billy Wilder,
Mirisch Corporation

  • Le Film

À la fin des années 50, la libération des mœurs ne fait que pointer son nez mais Billy Wilder, qui a toujours un métro d’avance, concocte déjà une comédie sur la confusion des sentiments et l’ambiguïté des sexes. L’homosexualité latente des deux protagonistes masculins ne fait plus guère de doute. Mais, loin de choquer, le réalisateur obtient avec Certains l’aiment chaud cinq nominations aux Oscars et un succès exceptionnel au box-office. Bien sûr, Wilder a érigé des garde-fous : la distance temporelle (1929) et sociale (l’Amérique de la dépression), mais aussi le rythme. L’excès de vitesse imposé au montage donne un tel tournis que le spectateur n’a pas le temps de saisir l’essence de situations résolument amorales. L’inversion des rôles, soulignée par des dialogues irrésistibles, déclenche l’hilarité. Wilder désamorce la suggestion d’homosexualité et en double le pouvoir comique en plaçant Marilyn aux côtés du couple masculin. Sugar Cane, déesse à la sensualité fragile, incarne la femme absolue. Quand elle entonne de sa voix sucrée “I wanna be loved by you”, elle est filmée telle une apparition divine, se montrant sous le feu d’un projecteur dans un trône de lumière.




  • Billy Wilder sur ARTE :


Jeudi 02 mars 2006 à 20.40
"Certains l’aiment chaud"

Jeudi 09 mars 2006 à 20.40
"La garçonniere"

Jeudi 16 mars 2006 à 20.40
"Irma La Douce"

Edité le : 01-03-06
Dernière mise à jour le : 01-03-06