De Maria Pia Mascaro – ARTE GEIE / Paradoxal Productions– France 2005
Katrina. Un cyclone porteur de destruction et de mort. C’est la catastrophe la plus grave jamais subie par les Etats-Unis et l’un des ouragans les plus meurtriers de son histoire. Il est question de centaines, voire de milliers de morts.






Dévastées par l'ouragan Katrina, la Louisiane et le Mississipi mettront des années à se remettre. Des milliers de personnes désespérées ont attendu longuement leur évacuation. Plus de 78.000 personnes sont relogés dans des abris d'urgence. La Nouvelle Orléans est sous les eaux. Ses habitants ne pourront pas rentrer chez eux avant trois ou quatre mois. La nourriture et l'eau potable manquent cruellement, les épidémies menacent, des pillards sévissent dans la ville du jazz. Près de 5 millions de personnes sont privées d’électricité et de téléphone.
Une semaine après l’ouragan, une équipe d’ARTE Reportage s’est rendue en Louisiane.
Gaza : après le retrait
De Uri Schneider – ARTE GEIE /One World – Israël 2005
L’évacuation des colonies juives de la bande de Gaza restera dans les annales. La blessure est à la mesure de l’affront. Efrat Zimmermann, évacuée avec son mari et leurs cinq enfants a toujours du mal à y croire.





La famille a résisté tant bien que mal aux soldats israéliens. Rien n’y a fait. Ni les protestations, ni les invocations, ni les pleurs. Ecrasés par un sentiment d’injustice et d’impuissance, les Zimmermann se sont rendus à l’évidence.
Pour le moment, ils ont trouvé refuge dans un village situé entre Tel Aviv et Haïfa. Ils ont refusé l’offre de relogement dans une « Caravilla », une des nombreuses maisons-type construites par le gouvernement Sharon et destinées aux colons expulsés de la bande de Gaza.
Comme beaucoup d’autres familles, oscillant entre l’hébétude et la colère, ils n’ont qu’une idée en tête : retrouver un ban de terre, proche de Gaza, mais du côté israélien, pour reconstruire au plus vite une colonie à leur image.
Mascarade égyptienne
De Nicolas Jaillard et Jean-Marie Lemaire – ARTE GEIE / Agence Capa –France 2005



Le 7 septembre prochain, les Egyptiens désigneront leur président pour les six ans à venir. Pour la première fois dans l’histoire de l’Egypte moderne, les électeurs pourront choisir entre plusieurs candidats.
Une démocratie de façade, gage du régime aux pressions américaines avec deux milliards de dollars par an, l’Egypte est, après Israël, le deuxième pays de la région à bénéficier de l’aide de Washington. Mais tout a été fait pour qu’aucun candidat sérieux ne s’oppose réellement au Président-candidat, Hosni Moubarak, en lice pour un cinquième mandat.
De plus, la société civile, qui n’hésitait pas depuis quelques mois à descendre dans la rue pour réclamer le départ du Raïs sous la banderolle « Kefaya » (ça suffit !), semble avoir été paralysée par les attaques terroristes de Charm-El-Cheik, fin juillet et à dû se ranger, au nom de l’unité nationale, aux côtés du pouvoir pour condamner le terrorisme.
Même Mohammed Mehdi Akef, le chef spirituel des Frères musulmans principal mouvement d’opposition officiellement interdit mais toléré s’est bien gardé de commenter la candidature de Hosni Moubarak, chose qu’il n’aurait pas manqué de faire dans d’autres circonstances.
Cette élection, dont l’issue ne fait pas de doute, risque de crisper d’avantage encore la société égyptienne contre Moubarak, au pouvoir depuis 81, alliée jugé trop zélé des américains, membre de la coalition en Irak en 1991 et qui n’a cessé de museler son peuple. Au risque, à terme, de le faire basculer.









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