Ça ne se mange pas. Bien que ça ait l'air si appétissant. Et que le toucher soit si délicieux. Un savon. Et même pas un savon individuel, un savon public. Grâce à cet appétissant savon, pense le visiteur allemand, les Français fondent un collectif de "laveurs de mains". Un collectif bien organisé. On dirait presque un ballet. Et ce collectif bien organisé des "laveurs de mains" français, pense le visiteur allemand, transforme ce délicieux savon en une sculpture publique. Les Allemands, se souvient le visiteur, ont toujours envié les Français pour leur sens de la forme. La forme qu'ils ont donnée à leur nation. Par contre, pense le visiteur allemand avec amertume, les Allemands ne sont que dilution et délabrement. C'est complètement absurde, cette histoire d'Allemands, de Français et de savon public. Le visiteur allemand savoure tout simplement le privilège de trouver tout beau, tout magnifique à l’étranger.Un magazine de Claire Doutriaux
Tous les dimanches à 20h00 Karambolage se penche sur les particularités de la culture quotidienne française et allemande.







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