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01/09/08

Biographie

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Palme d’or à Cannes à vingt-trois ans, Louis Malle a poursuivi une carrière personnelle et originale tant en France qu’aux Etats-Unis. Né en 1932 dans le Nord de la France, dans une famille de la grande bourgeoisie catholique, il fait de brillantes études à Paris. Bachelier à 16 ans, il entame ses études supérieures à Sciences Po, mais passionné de cinéma, il entre à l’IDHEC, (aujourd’hui la FEMIS) qu’il quitte pour rejoindre le commandant Cousteau avec lequel il réalise Le Monde du silence, palme d’or à Cannes en 1956. En 1957, Louis Malle réalise son premier long métrage, « Ascenseur pour l’échafaud », d’après un roman policier de Noël Calef. Ce film interprété par Jeanne Moreau, inaugure une nouvelle méthode du fond sonore. Miles Davis et son quintette improvise la partie musicale et le résultat est à ce point parfait que le film reçoit le prix Delluc, ainsi que le Grand prix du Disque 1958 de l’Académie de Charles-Cros. L’année suivante, « Les Amants », sur un scénario de Louise de Vilmorin, modernisant un récit du XVIIIe siècle, scandalise le public du festival de Venise par une longue scène saluée par François Truffaut comme « la première nuit d’amour au cinéma ».

En 1960, « Zazie dans le métro », adapté du roman de Raymond Queneau, se pose comme résolument anticonformiste et impertinent, à la fois par son ton et sa forme éclatée. Après « Vie privée », avec Brigitte Bardot, qu’il tourne en 1963, « Le Feu follet », adapté de Drieu La Rochelle explore le thème de l’autodestruction et de l’anarchisme avec une rare intensité. Cinéaste reconnu, il dirige alors les plus grandes stars du cinéma français, Brigitte Bardot et Jeanne Moreau dans une comédie haute en couleurs Viva Maria, puis Jean-Paul Belmondo dans « Le Voleur », Alain Delon et une fois encore Brigitte Bardot dans « Histoires extraordinaires ».
Il part ensuite pour l’Inde d’ou il revient avec trente sept heures de rushs à monter. Cela donnera deux formidables documentaires : « L’Inde fantôme » (7 x 52’) et « Calcutta » (90’). A partir de 1971, il revient à la fiction avec des sujets difficiles tels que l’inceste, « Le souffle au cœur », l’engagement d’un jeune garçon dans la milice pendant l’Occupation, « Lacombe Lucien » (1974). En 1976, il part aux Etats-Unis tourner « Pretty Baby (La Petite) », puis il reste dans ce pays ou il réalisera sept films dont « Atlantic City », « My dinner with André »... En 1986, Louis Malle revient en France avec l’idée d’un film très personnel fondé sur des souvenirs d’enfance. Il tourne alors « Au revoir les enfants », son plus grand succès - 3,5 millions d’entrées - qui obtient le Lion d’Or au Festival de Venise et 7 Césars en 1988. Après « Milou en mai », qui met en scène la vie provinciale à l’ombre des événements parisiens de mai 68, Louis Malle repart au Etats-Unis pour tourner avec Juliette Binoche un drame sur l’amour passion, « Fatale », ainsi qu’un film sur les répétitions de la pièce d’Anton Tchekhov « Oncle Vanya » qu’il appellera « Vanya, 42e rue ». Il meurt prématurément à Los Angeles, le 24 novembre 1995, des suites d’un cancer.
Le travail prolifique de Malle, plus de trente longs métrages, a souvent déconcerté la critique, qui a eu du mal à le classer. Cinéaste intimiste et révolté, Louis Malle a échappé dès son premier film aux distinctions entre Nouvelle Vague et cinéma moderne.

Edité le : 27-10-05
Dernière mise à jour le : 01-09-08